Qu’y-a-t-il derrière les ‘’Smart Cities’’ ?
Par Gérard Magnin, Délégué Général d’Energy Cities [1]
Smart. Tout est "Smart". Tout doit être "Smart".
Il n’est quasiment plus de Conférence sur l’énergie ou la ville qui ne comprenne au minimum une session intitulée généralement "Smart Grids" ou "Smart Cities" et plus souvent encore les deux à la fois : le couple "Smart Grids - Smart Cities" revient en boucle avec cette sorte de magie verbale qui semble faire consensus autour d’un concept dont l’on s’abstient généralement de discuter le fondement.
La Commission européenne a lancé une initiative intitulée "Smart Cities and Communities". De grandes entreprises sont très impliquées sur ce sujet.
Cet article a pour but d’y voir un peu plus clair.
A la base, le concept "Smart" repose sur l’intégration des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) dans des produits et des systèmes dans le but proclamé d’optimiser leur fonctionnement.
Ainsi les "compteurs intelligents" permettent de multiplier les fonctions du comptage : information, gestion de la charge des réseaux, délestage, tarification dynamique, efficacité énergétique, etc. En complément, les "Smart Grids" (réseaux intelligents) visent à gérer les réseaux électriques de façon flexible, bidirectionnelle, combinant à la fois la distribution et la collecte de production distribuée.
Le concept de "Smart Cities" (villes intelligentes) prétend, quant à lui, optimiser le système urbain, notamment via le comptage, le monitoring et la gestion des flux d’énergie, d’eau, de déplacements, de passagers, de rejets, d’émissions et autres effluents qui émanent des activités urbaines. D’où ce package qui réunit régulièrement ces trois composantes "Smart".
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© photo : www.impresaeterritorio.it - David CESBRON- Région Franche-Comte
[1] Cet article n’engage que son auteur
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