Collectivités locales et réseaux sociaux : on y va ou pas ?
Il ne s’agit pas d’une simple tocade passagère, mais bien d’un mouvement de fond : les collectivités locales sont de plus en plus nombreuses à se lancer sur les réseaux sociaux. Il est en effet devenu difficile de rester à l’écart de ces technologies de communication qui marquent si profondément nos sociétés. Mais en rejoignant ce mouvement de grande ampleur, dont l’objectif est de connecter les personnes et les informations, elles font face à de nouvelles opportunités et à de nouveaux défis.
Les réseaux sociaux peuvent-ils jouer un rôle en termes de participation des citoyens et de gouvernance locale dans l’avènement
de la transition énergétique ?
Les réseaux sociaux et Internet sont très rapidement devenus des vecteurs de changement.
En permettant aux utilisateurs de générer des contenus, ils peuvent améliorer l’interactivité entre la municipalité et les habitants. Ils favorisent donc la démocratie locale, peuvent aider à redéfinir l’image du territoire, permettent de toucher des personnes moins sensibles aux médias traditionnels et favorisent la création de communautés.
Le réseau social « De toit à toit » géré par l’Office Public de l’Habitat de Paris en est un bon exemple. Lancé en septembre 2011, il permet à 250 000 locataires de partager des initiatives locales et de mieux se connaître entre voisins.
Les collectivités locales devraient considérer les réseaux sociaux comme un moyen d’améliorer leur action politique, et non comme une menace. Des citoyens actifs qui expriment leurs souhaits quant au présent et à l’avenir de leur ville ne peuvent qu’aider à accélérer une transition soutenue par le plus grand nombre.
Energy Cities s’est également constitué un réseau
sur Facebook de plus de 1 000 amis et de plus de 900 fans de sa page. Ces personnes peuvent ainsi échanger et disséminer facilement les bonnes pratiques et exemples à suivre en matière de politique
énergétique durable.
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