500 M€ pour les villes signataires de la "Convention des Maires" ? Energie-Cités plaide pour cet investissement indispensable dans le capital humain !
Communiqué, Energie-Cités, 16 février 2009
En quelques mois seulement, près de 400 villes se sont engagées de façon volontaire et unilatérale dans la Convention des Maires (www.eumayors.eu). Le mouvement qui se forme témoigne d’une forte volonté d’action des autorités locales ainsi que d’une grande capacité de réaction aux appels qui leurs sont lancés, surtout lorsqu’ils sont clairs et enthousiasmants. C’est tout le sens de la Cérémonie qui s’est tenue au Parlement européen le 10 février dernier.
Il se trouve qu’au même moment, un Plan de Relance européen (Economic Recovery Plan) est en cours de discussion. Une somme de 500 M€ était prévue pour les Villes. Hors, ces 500 M€ ont été écartés par la Commission européenne de la liste des mesures prévues au bénéfice de mesures qui touchent à l’offre d’énergie !
C’est en effet un très mauvais signal politique qui est envoyé aux Maires. Cette somme doit réapparaître sur la liste, mais de façon utile.
Que peut-on faire avec 500 M€ ? Avec quel effet-levier ? Sous quelles conditions ?
Avec 500 M€, on peut :
1. Construire environ 5 km de métro ou 15 à 20 km de tramway (ou avec un taux d’aide de 25%, quatre fois ces longueurs).
2. Permettre à la Banque européenne d’investissement (BEI), de proposer des taux d’intérêts bonifiés, voire négatifs, à des projets de Villes signataires de la Convention des Maires qui s’inscrivent dans les 3x20.
3. Cofinancer 1000 agences locales de l’énergie et du climat avec une moyenne de 4 personnes chacune, assurant un accompagnement et une assistance technique aux villes signataires de la Convention des Maires et mobilisant les citoyens et acteurs locaux.
La première solution ne produirait aucun effet levier. Une action semblable qui s’adresserait seulement à une dizaine de Villes serait même un risque sérieux pour la dynamique engagée par la Convention des Maires.
La seconde permettrait d’aider à la réalisation de projets d’infrastructures des autorités locales (par exemple en transport, réhabilitation thermique, nouveaux quartiers, etc.) qui s’adresseraient à la BEI. Ce serait très utile.
La troisième serait un investissement dans le capital humain, celui qui invente, qui est capable de mobiliser, construire et de mettre en œuvre des plans d’actions. Elle aurait l’avantage de structurer des compétences et de donner une bouffée d’oxygène aux autorités locales qui peinent à trouver les moyens nécessaires. Son effet d’annonce mobiliserait les Villes et montrerait clairement un message positif de la Commission européenne « Vous vous engagez, Nous vous aidons ! ». 4000 personnes seraient directement disponibles sur le terrain. Cette mesure fera l’objet d’un Appel à Projets spécifique « Plan de Relance / Convention des Maires), orienté sur la transformation des engagements politiques en actions concrètes (en aucun cas, la seule signature de la Convention des Maires ne devrait donner un quelconque « droit de tirage » sur ces fonds). Cependant, les procédures d’accès à ces fonds devraient être simplifiées pour permettre une mise en œuvre rapide. On pourra évidemment mixer les solutions 2 et 3.
Energie-Cités est prêt à collaborer à des propositions plus précises permettant de lancer rapidement une telle initiative, et joindra ses forces à toutes les initiatives qui se développeront en ce sens.
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